L'addiction dangereuse

- Quand parle t-on "d'addiction" ?

 

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Lorsqu’une personne tombe amoureuse, pas moins de 12 régions du

cerveau   s'activent  (impliquées   dans  l'émotion,  la  motivation,   la

récompense,   la   cognition   sociale...)   pour   libérer  des  molécules

chimiques     euphorisantes     comme     la     dopamine,    l’ocytocine,

l’adrénaline    et   la   vasopressine.   Tomber   amoureux   peut   donc

engendrer les  mêmes  effets  que  ceux  produits  par  la cocaïne.  On

comprend   alors  mieux   pourquoi  une  certaine  dépendance   peut

s’établir     entre    les    deux    individus    d’un    couple    amoureux.

 

 

 

Mais  au bout  d'un certain temps, le cerveau s'habitue aux décharges

répétées d'endorphines.  Par contre, s'il y a rupture dans  la période la 

plus forte de dépendance, il y a un sevrage brutal pouvant causer une

douleur physique véritable, un peu comme le sevrage du toxicomane. 


Il existe donc dans certains pays des cliniques spécialisées qui traitent

ce  mal-être  chronique . Attention, danger ! Les personnes fragiles  ou

qui  vivront   trop  fort   la   phase   précédente   risquent   de   devenir 

durablement  "accro". On  sait  qu'il  existe  aux  Etats-Unis,  parmi  les

cliniques chargées de soigner toutes sortes de dépendance, des unités

spécialisées pour les  addicts  à  l'amour...  pour  lesquels  les  experts

utilisent les mêmes méthodes de diagnostic et de soins  que  pour  les

alcooliques.   Comme  les  drogués,   l'amoureux  transi   dit   toujours

pouvoir rompre, mais ne s'y  résout jamais ;  il promet de se  maîtriser,

mais   appelle   quand   même   l'autre   vingt   fois  par  jour...  De  tels

comportements  demandent   un  "sevrage"  aussi  douloureux  qu'une

désintoxication,  plus  même  parfois,  car  une relation amoureuse est

quand même plus complexe que l'admistration d'un simple produit...

Mais comment choisir l'anti-dépresseur qui  convient à la  forme  d'état

dépressif que présente une personne? La  solution  classique consiste à

évaluer deux « pôles » de troubles chez la  personne en  les  opposant :

le pôle de prostration, d'inhibition et le pôle d'anxiété. Dans le premier 

cas, on emploiera un médicament très stimulant, qualifié  du  terme  de  

désinhibiteur, dans le second un antidépresseur calmant aussi l'anxiété,

du type dit sédatif.


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